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POURQUOI LES CHEVEUX TOMBENT-ILS ?

De manière naturelle, la vie des cheveux est régie par un cycle : le cycle folliculaire.

Le cycle folliculaire :

Celui-ci est constitué de 3 phases durant lesquelles ils poussent, meurent puis finissent par tomber. Voici à quoi correspondent ces phases :

  • La phase anagène : le cheveu est vivant et pousse de 0,7 cm à 2 cm par mois. Cette phase peut durer presque 3 ans chez l’homme et jusqu’à 5 ans chez la femme.  80 et 90 % des cheveux sont concernés au même moment, et c’est cela qui détermine leur longueur finale.
  • La phase catagène : la croissance du cheveu est terminée. Il est présent et visible dans le cuir chevelu. Cette phase dure de 15 à 20 jours.
  • La phase télogène :  c’est une phase de repos qui dure 2 à 3 mois. Le cheveu mort chutera lorsque la racine d’un nouveau cheveu prendra sa place.

Dans les alopécies androgéniques (hormonale et génétique), les cycles deviennent de plus en plus rapides avec un phase anagène de plus en plus courte. Ainsi, les cheveux deviennent fins, fragiles et finissent par ne plus repousser.

 

Pourquoi tous les cheveux ne tombent-ils pas ?

 

Il existe 2 différents types de cheveux sur le cuir chevelu. Le premier est situé au niveau de la couronne hippocratique, c’est-à-dire en arrière de la tête, au-dessus de la nuque puis au-dessus des oreilles. L’autre type se situe sur le sommet du crâne et sur le vertex.

Ces 2 groupes sont différents car les cheveux de la couronne hippocratique ne possèdent pas de récepteurs hormonaux et sont donc insensibles aux hormones. Leur durée va de 110 à 150 ans. C’est donc ces derniers qui sont prélevés et réimplantés car ils ne tomberont jamais de manière définitive.
L’autre groupe de cheveux, situés au-dessus du crâne, est soumis aux variations hormonales qui peuvent accélérer le cycle folliculaire.

 

A quoi est due la calvitie ?

 

Il faut différencier la calvitie masculine de la calvitie féminine pour expliquer cela.

 

La calvitie masculine :

 

Dans la plupart des cas (plus de 95%), il s’agit d’une alopécie androgénétique, c’est-à-dire une perte de cheveux dont la cause est génétique et hormonale. Qui dit facteurs génétiques dit transmission familiale. Le risque de développer une calvitie est donc augmenté en cas de calvitie présente dans la famille.
Dans ce cas, la calvitie est située au niveau du sommet du crâne (vertex) et au niveau des golfes fronto-temporaux. Mais ces zones sont atteintes de façon différente en fonction des sujets, y compris parfois au sein d’une même famille. L’alopécie évolue donc ainsi tout au long de la vie avec parfois des périodes de stabilisation, et parfois des périodes de chutes plus intenses, qui peuvent être attribuées à un stress, des carences alimentaires ou tout simplement aux effets de la génétique.
La classification de Norwood-Hamilton (ou plus simplement classification de Norwood) permet de classer les différents types d’alopécies androgénétiques et leur évolution.

Stade 1 Alopécie masculine de type 1 : creusement symétrique en avant des globes temporaux-frontaux
Stade 2 Alopécie masculine de type 2 : creusement des golfes temporaux-frontaux symétriques avec éclaircissement du toupet
Stade 3 Alopécie masculine de type 3 : creusement symétrique plus profond des golfes temporaux-frontaux s’étendant en arrière avec création d’un éclaircissement des cheveux au sommet du crâne appelé tonsure
Stade 4 Alopécie masculine de type 4 : creusement symétrique important, un toupet bien développé et une alopécie complète au niveau de la tonsure.
Stade 5 Alopécie masculine de type 5 : type 4 avec les deux zones alopéciques antérieures et postérieures qui tendent à confluer.
Stade 6 Alopécie masculine de type 6 : perte de cheveux qui s’étend derrière la tonsure appelée aussi tourbillon
Stade 7 Alopécie masculine de type 7 : alopécie hippocratique où il reste une couronne basse de cheveux sur les tempes et la nuque

Chez l’homme, outre l’alopécie androgénétique, il existe également d’autres types d’alopécies moins fréquentes qui peuvent évoluer soit de manière globale, soit de façon localisée par plaques.

Celles-ci peuvent être dues à des causes générales que sont les pathologies auto immunes sous-jacentes (on parle de pelades), un état de stress intense ou traumatisme physique ou psychologique récemment vécu, ou encore des carences. Ce type de perte de cheveux peut évoluer toute la vie par poussées. Il faut donc bien traiter les causes avant tout, et réfléchir au traitement adéquat en pensant à d’éventuelles rechutes. Mais dans la majorité des cas, ces causes sont réversibles et les cheveux repoussent.

Enfin, il existe des pathologies du cuir chevelu lui-même pouvant provoquer des alopécies : les causes sont infectieuses (teigne…) ou dermatologiques et auto-immunes (dermatite séborrhéique, psoriasis, folliculite, lichen, lupus…). Ces causes-ci sont traitées en prenant en charge la pathologie sous-jacente, raison pour laquelle la rencontre avec le chirurgien est primordiale avant toute implantation capillaire.
Pour finir, il convient de citer à part la trichotillomanie, qui correspond à un geste compulsif d’arrachage de ses poils et/ou des cheveux, ainsi que l’alopécie de traction (surtout chez les femmes), due à une traction excessive des cheveux de manière chronique, aboutissent à une zone cicatricielle sans repousse des cheveux (chignon, queue de cheval, brushings, tresses…).

La calvitie féminine :

 

Les causes sont les mêmes que chez l’homme, mais dans des proportions totalement différentes.

Les pathologies sous-jacentes sont plus fréquentes : carences, anémie, maladies auto-immunes, troubles thyroïdiens… Éliminer ces causes fréquentes est primordial, parfois à l’aide d’un bilan sanguin.

Le stress physique comme psychologique est aussi une cause fréquente : chirurgie récente, traumatisme, évènement de vie difficile… La perte des cheveux est à ce moment-là le plus souvent transitoire.

Les causes hormonales représentent des moments clés de la vie des femmes : grossesse, postpartum mais aussi ménopause. Dans ces cas la perte de cheveux peut être parfois massive et le plus souvent diffuse mais jamais totale.

Les causes locales sont les mêmes que chez l’homme. L’alopécie de traction n’est pas rare chez les femmes coiffées régulièrement avec des chignons, queues de cheval, brushings, tresses, tissages…

Enfin, l’alopécie androgénétique surreprésentée chez l’homme existe également chez la femme, avec cependant une répartition différente. En effet, elle est essentiellement localisée au niveau du sommet du crâne, avec dans la plupart des cas l’intégrité d’une bande frontale de 1 à 3 cm respectée. Tout ceci est également décrit par une classification dite de Ludwig :

 

Stade 1 : Alopécie modérée du vertex, à grand axe antéro-postérieur avec un élargissement de la raie. La ligne antérieure des cheveux est respectée sur 2 à 3 cm.

Stade 2 : La chute des cheveux est franche sur le sommet du crâne mais la ligne frontale antérieure mesure toujours plus de 3 cm.

Stade 3 : La perte des cheveux du vertex est quasi-totale mais il persiste une ligne frontale minime.

Comment une calvitie androgénétique évolue-t-elle ?

 

La calvitie androgénétique évolue inexorablement vers une extension. Sa vitesse et son étendue varient d’un sujet à l’autre, et au sein d’une même famille. Elle peut parfois être très rapide au début, puis se stabiliser un moment et reprendre plus tard.

Certains facteurs influencent-ils la calvitie ? Oui, il est décrit un certain nombre de facteurs pouvant aggraver ou accélérer une calvitie : c’est le cas du tabagisme et de l’alcool.
Des carences nutrionnelles peuvent également jouer un rôle prépondérant. Elles peuvent être dues à une d’une alimentation déséquilibrée ou à une pathologie pouvant diminuer les apports de certains éléments essentiels (syndrome de malabsorption, anémies…). Ainsi, une diminution du fer, du zinc, de l’hémoglobine et d’autres acides aminés peut être liée à la chute des cheveux.
L’exposition solaire trop importante, ainsi que l’exposition à certains toxiques (médicaments, drogues, métaux lourds…) peuvent également jouer un rôle.
Enfin, bien que certains produit cosmétiques (masques, shampoings…) peuvent aider à ralentir la perte de cheveux, certains gestes comme les défrisages excessifs, les colorations et décolorations, le brossage excessif, les tractions, la chaleur des plaques peuvent abimer le cheveu et avoir un effet sur son cycle pilaire.

Il faut donc bien entendu éviter au maximum les éléments environnementaux extérieurs qui peuvent abimer le cheveu et sa repousse, mais il faut aussi comprendre que ces facteurs n’interviennent que dans un faible pourcentage dans la vie programmée du cheveu.